Bien que
le plus gros des animaux sauvages de
l'île de beauté, le sanglier
corse est plus petit que le sanglier
continental. Il grandit dans les forêts
et le maquis Corses.
Il a un pelage épais et noir.
Les jeunes marcassins ont une robe rayée
rousse qu'ils ne gardent que les premiers
mois.
Le sanglier
passe la journée dans sa bauge
bien sèche, un grand fossé qui
lui sert de gîte,
dans des fourrés très épais.
Là, il est à l'abri le
jour, il sort la nuit à la recherche
d'eau et de nourriture. Il mange n'importe
quoi, il est donc omnivore : glands,
racines, insectes, vers, pommes de terre
et châtaignes composent ses menus.
Quand il a chaud et pour se débarrasser
des parasites il se vautre dans la souille,
mare boueuse, ensuite il se frotte contre
les arbres.
Le sanglier
est prudent, il évite
l'homme et se montre placide si on le
laisse tranquille. Si on l'attaque, il
devient irritable et dangereux. Il fonce
alors sur son adversaire et charge avec
fougue. Il possède des défenses
tranchantes très redoutables.
Les mâles se battent entre eux à la
période des amours, fin novembre,
mais finalement ils se tolèrent
auprès de la même femelle
ou laie. Les laies préparent soigneusement
la couche qui recevra les petits marcassins.
Elles mettent au monde une fois par an,
moins de quatre mois après l'accouplement,
cinq à dix petits. Les femelles
se regroupent souvent en bande appelées
compagnies pour élever les jeunes.
Le sanglier peut se reproduire dès
la deuxième année, mais
il n'atteint son développement
complet qu'au bout de cinq ans.
Il est difficile
de dire si on chasse le sanglier par
sport, par gourmandise
ou afin de protéger les cultures
dans lesquelles il fait des ravages.
Sans doute y a-t-il un peu des trois à la
fois.